Rayure - Résidence de recherche et création de Timothée Galais-Bayonne & Julie Le Tallec

JOURNAL
DE BORD

Avec son projet Rayure, le tandem Timothée Galais-Bayonne & Julie Le Tallec souhaitait élaborer une dramaturgie alliant le conte stylistiquement congolais, l’écriture de plateau, la musique et la danse à travers un projet de théâtre documentaire qui aborde les thèmes de la colonisation, de la manipulation de masse et du génocide. (En résidence du 13 au 19 avril, puis du 4 au 8 mai 2026)

Avant-propos

Notre recherche

Suite à notre recherche de 4 mois en Afrique centrale, nous avons redéfini les enjeux importants du contexte socio-historique de notre histoire et retravaillé le synopsis. Nous avons accordé l’importance à l’enfance dans la guerre, et la démobilisation dans le but de réfléchir au chemin qui mène vers la paix. Nous sommes allés notamment au
Congo-Brazzaville, en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Kenya.

C’est ainsi que par la suite nous sommes rentrés au Québec pour notre résidence de deux semaines avec Le Cube au Théâtre Le Clou. Nous y avons travaillé la narration écrite, l’adaptation scénique d’enjeux difficiles et nous avons exploré différentes formes, tel le théâtre d’ombres.

SEMAINE 1

Jour 1

La résidence a débuté autour d’un café-croissant au Théâtre Le Clou, histoire d’entrer doucement dans le travail. Nous avons ensuite investi l’espace en installant notre matériel. Le reste de la journée a été consacré au tri des témoignages récoltés lors de nos recherches ainsi qu’à la construction de nos premières séances d’écriture. Cette étape nous a permis de retrouver la matière humaine au cœur du projet et de commencer à lui donner une forme dramaturgique.

Jour 2

Nous avons poursuivi le travail d’écriture amorcé, puis avons rencontré Charlotte Maréchal, notre scénographe. Cette discussion nous a permis d’entamer une réflexion concrète sur la forme visuelle de notre projet et sur la manière dont l’espace pourrait soutenir le récit. Après cette rencontre, nous sommes retournés à l’écriture avec de nouvelles images et de nouvelles questions en tête. Cette journée a mis en lumière les liens étroits entre la dramaturgie, la scénographie et notre envie de faire voyager le public. Le théâtre d’ombres nous est alors paru essentiel à explorer.

Jour 3

La journée a été marquée par une rencontre avec Odilon Mbemba, notre chorégraphe basé à Pointe-Noire. Nous avons discuté des orientations musicales du projet ainsi que des premières pistes de travail chorégraphique. Nous lui avons demandé de filmer deux chorégraphies et d’enregistrer des tracks de tam-tam pour que nous puissions les reproduire. En soirée, nous avons continué le travail d’écriture. Nous avons approfondi notre réflexion sur la place du corps, de la musique et du mouvement dans le spectacle.

Jour 4

Nous avons participé à l’activité Les Minutes du Cube à la Rencontre Théâtre Ados, ce qui nous a permis de questionner notre démarche auprès d’autres artistes et des réalités du milieu jeune public. En fin de journée, nous sommes revenus en salle pour poursuivre le travail d’écriture. Cette rencontre a nourri notre réflexion sur le public auquel nous nous adressons. En plus de nous sensibiliser aux enjeux de la relation avec les diffuseurs.

Jour 5

La matinée a été consacrée à l’écriture. En fin de journée, nous avons retrouvé Charlotte Maréchal qui nous a présenté ses propositions scénographiques pour la sortie de résidence.

Jour 6

Nous avons poursuivi notre réflexion sur la mise en espace du texte avant de revenir à l’écriture. Plus tard dans la journée, une nouvelle discussion avec Odilon Mbemba nous a permis de poursuivre le développement du langage dansé et de réfléchir à la manière dont les mouvements pouvaient raconter à lui seul certaines parties du récit.

Jour 7

Cette dernière journée de la semaine a principalement été consacrée à l’écriture. Nous nous sommes rendu compte que le choix de la troisième personne du singulier n’était pas le bon. Nous avons donc amorcé un travail de retranscription vers le « je ».

Semaine 2

Jour 1

Alors que Julie rencontrait Marie-Noël Bouchard du Théâtre Le Clou 
afin d’aborder différents enjeux liés à la logistique de tournée, Timothée poursuivait le travail d’écriture. La journée s’est déroulée dans un va-et-vient entre la rédaction de nouvelles scènes et l’entraînement des séquences chorégraphiques développées durant la première semaine.

VIDÉO À VENIR : Chorégraphie — Sortie de résidence 

Jour 2

Nous avons rencontré Étienne Mongrain, le directeur technique du Théâtre Le Clou afin de préciser les besoins techniques du théâtre d’ombres et d’être conseillés sur les logistiques de tournée. Il nous a aussi donné accès à l’utilisation du matériel technique de la salle. Ce qui nous a permis de commencer le montage du décor. Nous avons ensuite accueilli Dinaïg Stall, spécialiste en manipulations marionnettiques, en salle en vue d’explorer les masques et les ombres. Ensemble, nous avons trouvé différentes techniques de manipulation intéressantes et un langage au projet. La journée s’est terminée par une nouvelle séance d’écriture.

Jour 3

La journée a alterné entre l’écriture du texte et le développement de l’éclairage, en plus de travailler le décor. Nous avons aussi consacré plusieurs heures à peaufiner certaines chorégraphies avant de revenir à l’écriture.

Jour 4

Après une nouvelle période consacrée à l’écriture, nous avons retrouvé Dinaïg Stall afin de poursuivre l’exploration du langage marionnettique. Ensemble, nous avons commencé à

organiser et à structurer les éléments que nous souhaitions partager lors de la sortie de résidence. Elle nous a aussi conseillés sur les types de lumières, de supports, et de techniques à utiliser.

Jour 5

La résidence s’est conclue par une sortie de résidence durant laquelle nous avons accueilli nos invités et partagé le fruit de ces deux semaines d’exploration. Cette rencontre a permis de présenter les différentes pistes explorées, de recueillir des impressions et d’échanger autour du projet. Une fois la présentation terminée, nous avons procédé au rangement de l’espace et à la clôture de notre séjour au Clou.

VIDÉO À VENIR : LE CUBE — Extrait 1

Ce qui en est ressorti :

Nous avons validé l’adresse du texte : qui parle et à qui. Nathi aux anciens soldats de son groupe armé. Le public nous a aussi confirmé la pertinence du théâtre d’ombres et des parties dansées pour illustrer/accompagner le texte.